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   > Origine de PLUMELEC

Il est probable qu'entre 460 et 660, des Bretons habitants de la Grande Bretagne, fuyant leur île asservie aux Angles et aux Saxons, soient arrivés un beau jour sur les hauteurs de Lanvaux venant du Nord par la voie romaine de Corseul à Rennes.

Ces nouveaux occupants se sont installés et organisés en communauté, leur "Plou", qui a le sens courant de paroisse, auquel ils ajoutèrent le nom d'un moine bénédictin qui évangélisa leur pays. Melec (nom celtique) - Mielleux (en français) - Mellit ou Mellitus était fils d'une très noble famille de Rome. Il se fit moine au couvent du Mont Coelius, et fut envoyé en Angleterre comme missionnaire, par le pape Grégoire-Le-Grand, en 601. Premier évêque de Londres puis archevêque de Cantorbéry, il battit la cathédrale St-Paul et le monastère St-Pierre de Londres. Il mourut le 24 avril 624.

D'après d'autres, St-Melec, serait un saint national d'origine armoricaire, Melec ou "Maëloc" dérivé du vieux celtique Maël et que le culte de St-Melec, évêque de Londres avait été apporté, dans notre paroisse, par le chanoine Guillemot en 1884. Mais au moins une chose est certaine, la tradition est là, c'est que le chanoine Guillemot rétablit le culte de St-Melec, dont on ne célébrait plus depuis longtemps la fête. Il fit ériger une fontaine à la place d'une ancienne qui avait existé des sicèles auparavant.

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   > Un riche passé historique

Des nombreux mégalithes de l'âge de bronze qui parsemaient les hauteurs de Lanvaux ne subsistent que quelques dolmens.

Les Celtes, arrivés au Vème siècle avant notre ère, ont imprégné les campagnes de leur mysticisme. Quelques autels druidiques demeurent dans les bois, ainsi qu'un oppidum (village fortifié au sommet d'une colline) et quelques groupes de tertres tumulaires.

Les Romains, quant à eux, ont laissé de leur séjour bien des traces encore visibles : un ancien poste retranché, à l'emplacement du jardin actuel du château de Callac ; le site gallo romain de la Grée de Bréhé ; le camp retranché de Châteaublanc ; les vestiges d'un pont romain sur la Claie à la Ville-Hellec ...

Aux alentours de l'an 460, de petits groupes de race celtique, chassés de Grande-Bretagne par les Angles et les Saxons, migrent tantôt sous la direction d'un chef guerrier, tantôt sous celle d'un moine vers la péninsule armoricaine. Préférant l'intérieur au littoral trop peuplé, ils apportent dans les terres leur religion chrétienne et s'organisent en paroisse, les "plou". Plumelec serait ainsi la paroisse de Saint Melec, premier évêque de Londres puis Archevêque de Canterbury, au début du VIIème siècle.

Vint ensuite l'occupation normande qui sema la terreur tout au long du Xème siècle. Mais après de terribles combats, les Bretons finirent par repousser les envahisseurs vers le sud. A Plumelec, en 938, une dure bataille fut menée à la victoire par un jeune chef Breton, elle fut si sanglante que le champ de bataille, situé au nord du village actuel de Kervigo, en a conservé le nom de "Mare-au-Sang". Pratiquant la politique de la terre brûlée, les vikings en partant saccagèrent et brûlèrent tous les villages sur leur passage, dont le bourg de Plumelec et le château de Callac.

Au Moyen-Age, Plumelec comptait deux importantes seigneuries les Callac et les Cadoudal dont on peut aujourd'hui encore admirer une partie de leur patrimoine. Ces deux très anciennes familles bretonnes ont joué un rôle actif dans l'Histoire du Duché de Bretagne. Leurs valeureux Chevaliers ont servi le Duché en s'engageant du côté des Montfort, contre le Roi de France, dans le terrible conflit de la Guerre de Succession qui divisa la noblesse Bretonne en deux camps de 1341 à 1381.

Cette tradition de résistance se poursuivit pendant la révolution française, et le château de Callac a servi bien souvent de refuge aus prêtres réfractaires, aux chefs royalistes et aux Chouans. Les landes de Lanvaux étaient alors le siège de la résistance de la Chouannerie Bretonne sous la direction de Georges Cadoudal, fils de paysan né près d'Auray. Mais même après le traité de soumission signé en 1800, la guérilla et l'esprit de révolte persista pendant près d'un demi-siècle.

Si chaque époque a laissé quelques vestiges (camp romain, route napoléonnienne, ...), c'est au passé récent que PLUMELEC doit ses heures de gloire : des commandos S.A.S. ayant été parachutés le 5 juin 1944, des journées héroïques suivirent ce parachutage.      



   > « Haut lieu de la Résistance Bretonne »

Sous l'occupation allemande, la commune fut le théâtre de nombreuses actions héroïques. 

Le 6 juin 44 à 0h45, quelques heures avant le débarquement des alliés sur les côtes normandes, deux groupes (stick) de parachutistes S.A.S du Colonel Bourgoin sont largués dans les landes de Lanvaux. Ils sont les premiers du Corps Expéditionnaire Allié. Malheureusement, ils ne tomberont pas à l’endroit prévu. Le stick du Lieutenant MARIENNE, tombé à 800 m du poste d'observation allemand situé dans le moulin de la "Grée" à Plumelec, sera rapidement repéré. Trois "radios" seront faits prisonniers et le Caporal BOUETARD, breton de 29 ans, originaire de Pleudihen dans les Côtes d'Armor, sera tué par l'ennemi. Il fut le premier mort au champ d'honneur des Troupes Alliées débarquées pour la Libération. Le stick du Lieutenant DEPLANTE avec un écart de 12 km sur le point prévu tomba sur la commune de Guéhenno.

Pendant 2 mois, du 6 juin au 4 août, date de la Libération du secteur de la commune, Plumelec a vécu un véritable martyr. Après le combat de Saint-Marcel, de nombreux parachutistes et des F.F.I. se replièrent dans les fermes. La répression allemande fut sanglante.

Le lieutenant MARIENNE devenu Capitaine fut, à la suite d'une trahison, massacré au village de Kérihuel avec 7 de ses compagnons, 8 F.F.I. et 3 cultivateurs par une troupe allemande au sein de laquelle se trouvait le traitre ZELLER (ex Lieutenant de Vaisseau de la Marine Française).

Cette période marqua la population Mélécienne, un monument a été élevé dans le bourg à la mémoire des parachutistes et des victimes civiles. A son décès en 1970 le Colonel BOURGOIN, Grand Croix de la Légion d'Honneur et Compagnon de la Libération exprima le souhait de se faire inhumer à côté de ses compagnons.

Le caporal Bouëtard, originaire de Pleudihen dans les Côtes d’Armor, sera tué par l’ennemi. Il fut le premier mort au champ d’honneur des troupes alliées pour la libération.

- Le 5 juin 2009 a eu lieu la cérémonie de l'arrivée à Plumelec des premiers parachutistes de la France Libre. Pour consulter les photos, cliquer sur ce lien.

  



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